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Vélos en libre service

Mobilier urbain et location de vélo : mariage d’amour ou de raison ?

Le Grand Dijon a lancé un appel d’offre

vendredi 9 mars 2007

Lors du conseil de communauté de décembre 2006, le Grand Dijon a décidé de lancer un appel d’offres pour « la mise à disposition, l’installation, la maintenance et l’entretien des mobiliers urbains et des abris de voyageurs, ainsi que la mise à disposition, l’installation, la maintenance et l’entretien d’un parc vélos et des stations vélos  » [1].

Pourquoi associer dans un même appel d’offre mobilier urbain et location de vélos en libre service ?

D’abord appelons un chat un chat : quand on parle de mobilier urbain, on parle en fait de supports d’affichage publicitaire, certains pouvant servir d’abribus !

Mobilier urbain et location de vélos concourent-ils à la satisfaction de besoins similaires et cohérents en matière d’urbanisme et de mobilité ? Cela n’est pas très évident et on peut même penser qu’il y a contradiction : développer l’usage du vélo permet de réduire la place de l’automobile et ainsi d’économiser de l’espace urbain (ressource de plus en plus rare et donc chère !), par contre le mobilier urbain est un consommateur non négligeable d’espace, notamment au détriment de celui dévolu aux piétons ! La question de la cohérence peut se poser aussi lorsque le mobilier urbain sert de support à des campagnes publicitaires pour des marques automobiles !

Le mariage mobilier urbain et location de vélos n’est donc pas d’amour, il s’agit bien sûr d’un mariage de raison (économique s’entend !) : la mise à disposition de vélo ne peut être en soi une activité rentable selon des critères purement économiques - c’est le cas de la plupart des services publics. Les opérateurs privés ne peuvent s’en charger que s’ils obtiennent des compensations.

A Paris, à Lyon, comme dans d’autres villes, l’installation et la gestion du réseau de stations vélos ont été attribuées à des groupes spécialistes de mobilier urbain et d’affichage publicitaire (JCDecaux, Clear-Channel...) qui en échange ont obtenu le marché du mobilier urbain de la ville. Actuellement une seule agglomération fait exception, celle d’Orléans qui a choisi de confier au groupe EFFIA la mise en place et la gestion de son système de location de vélo, cette société recevra une aide de la collectivité mais aucune contrepartie en matière de mobilier urbain !

Le Grand Dijon aurait-il, comme pousse à le croire la rédaction de l’appel d’offre, déjà choisi de ne pas suivre l’exemple d’Orléans ?

P.-S.

- le point de vue de VéloBUC



Notes

[1Le compte rendu de ce conseil est consultable ici.

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