Ensemble à Vélo dans l'Agglomération Dijonnaise
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L’ASSOCIATION DES CYCLISTES URBAINS DU GRAND DIJON - Membre de la FUB
Fédération française des Usagers de la Bicyclette

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Observation du 23 mars 2015 de Mme D. B.

« Sur les pistes, pourquoi des cyclistes en contre sens ? »

jeudi 2 avril 2015

Via notre formulaire d’observation une cycliste dijonnaise s’interroge, nous interroge, sur la présence de cyclistes en contre sens sur les pistes cyclables, notamment le long du tramway...


« 

Boulevard de Brosses, avenue du Drapeau, etc…, la signalisation au sol indique clairement le sens de circulation cycliste et il existe une bande cyclable des deux côtés de la rue. Pourquoi rencontre-t-on des cyclistes en contre sens ?

 »


la réponse d’EVAD

Vous avez raison, les logos vélo au sol indiquent le sens de circulation sur la piste cyclable. Mais, même en leur absence, le code de la route impose un sens de cirsulation : l’article R431-9 précise en effet que « Lorsque la chaussée est bordée de chaque côté par une piste cyclable, les utilisateurs de cette piste doivent emprunter celle ouverte à droite de la route, dans le sens de la circulation. »

Alors pourquoi les cyclistes sont-ils nombreux, comme chacun peut en faire l’expérience, à ne pas respecter cette règle ? On peut avancer quelques raisons :

  • les cyclistes ne sont pas des usagers de la rue mieux informés que les autres. Ils ne connaissent pas tous leur code de la route ni la signification de ces logos (on peut en avoir aussi la preuve dans certains double sens cyclables où il n’est pas rare de voir des cyclistes rouler à gauche de la rue, car il sont « attirés » par les logos vélos qui y sont marqués ! Pour parfaire l’information des cyclistes et des autres usagers, nous demandons des campagnes de sensibilisation, notamment dans les diverses revues institutionnelles.
  • les cyclistes ne sont pas plus respectueux des règles que les autres usagers. Ils peuvent donc connaître parfaitement la signification des logos et choisir de passer outre, notamment pour réaliser leur déplacement de façon plus efficace et plus sûre. En effet...
  • les pistes mono-directionnelles peuvent imposer de réelles contraintes. Ainsi, prenons l’exemple d’un cycliste partant de A (côté place de République) et voulant rejoindre le Conseil régional (B). Si c’est un citoyen modèle, il suivra l’itinéraire en vert, réglementaire mais tortueux et peu sûr puisqu’il nécessite de traverser deux fois les voies du tram. Si c’est un cycliste « quelconque », il aura sans doute tendance à optimiser son trajet en choisissant la trajectoire (en rouge) plus directe et plus sûre, mais en contre sens !

La recherche de cette optimisation de trajectoire, commune aux modes actifs (marche et vélo), est un phénomène que sociologues et urbanistes connaissent bien (en tout cas beaucoup mieux que les aménageurs !) : les usagers des modes actifs ont une forte propension — très difficile à contrecarrer— à suivre leur « ligne de désir » (« desire line » ou « desire path » en anglais, olifantenpaadjes en néerlandais). Quelques exemples  :

  • ligne de désir piéton (beaucoup d’autres exemples en suivant ce lien)
  • ligne de désir cycliste (à Quetigny)
  • Vous aussi, faites nous part de vos observations en utilisant ce formulaire en ligne (cliquez sur l’image ci-dessous) :

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