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Un internaute interroge EVAD

Et la trottinette dans tout ça ?

mardi 23 juin 2015

Via notre formulaire d’observations, un habitant de Talant s’interroge, et interroge EVAD, sur la prise en compte des déplacements en trottinette...


« 

Bonjour, je suis depuis plusieurs semaines utilisateur de la trottinette pour descendre de Talant vers la gare. Beaucoup de trottoirs sont bitumés et donc bien adaptés pour cet usage mais encore beaucoup d’endroits sont recouverts de gravier, plutôt dangereux avec cette fameuse trottinette. Qu’en pensez vous et pouvons nous faire quelque chose pour aider ce moyen de locomotion à se développer ? (Avant, je descendais en voiture...). Merci !

 »


EVAD répond...

Effectivement, la trottinette est, comme la marche et le vélo, un mode actif de déplacement et à ce titre, elle doit donc être considérée « sérieusement ». Et cela d’autant plus que ce mode déplacement se combine parfaitement avec les transports en commun : par exemple, il est tout à fait possible de descendre de Talant à trottinette et d’y remonter en... bus avec sa trottinette pliée ! La trottinette fait donc partie du bouquet des alternatives à la voiture.

Cependant, faut-il, pour favoriser ce mode de déplacement, bitumer systématiquement tous les trottoirs ?
Premier problème : le bitumage des trottoirs participe à l’extension de l’artificialisation des sols qui n’est pas sans conséquence sur l’environnement.
Second problème : la trottinette « mode de déplacement » est-elle bien à sa place sur le trottoir ? Si l’on se réfère au code de la route, la réponse est oui ! En effet selon, l’article R412-34), les « conducteurs » de trottinettes sont considérés comme des piétons, ils ne peuvent donc, sauf exception, circuler sur la chaussée. Il ne leur reste donc que le trottoir, mais... à la « vitesse du pas » (5 ou 6 km/h) et sans gêner les piétons !

Alors, quel avenir pour la trottinette « mode de déplacement » ?
Il est souhaitable que les trottoirs restent — ou redeviennent— des lieux où les piétons se sentent en sécurité, notamment les plus fragiles d’entre eux. Si les piétons peuvent raisonnablement cohabiter avec un enfant se déplaçant lentement à vélo, à trottinette ou à roller, le peuvent-ils avec un adulte (environ quatre fois plus lourd que l’enfant) qui se se déplacerait à trottinette à une vitesse « efficace » (10-15 km/h) pour aller au travail par exemple ? Pour sortir de ces difficultés, il faut revoir le statut de la trottinette, et celui des rollers, en tant que modes de déplacement, et voir par exemple à quelles conditions ils pourraient être autorisés à circuler sur la chaussée. C’est une réflexion qui est dans l’air depuis longtemps (voir cet question écrite de sénateur datant de 2002 !) et qui va peut-être finir par aboutir puisqu’elle a été récemment relancée via la mesure 10 du « Plan d’action mobilités actives » (PAMA).


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