Ensemble à Vélo dans l'Agglomération Dijonnaise
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« À l’école, j’y vais autrement ! »

Vous avez dit « écomobilité scolaire » ?

vendredi 11 mars 2016

« La mise en place d’une démarche écomobile a pour objectif de réduire la dépendance à l’automobile lors des déplacements domicile-école. Le but est d’enrayer ce recours à la voiture motivé par différentes raisons. En effet, en utilisant quotidiennement leur voiture et en encombrant les abords de l’école, les parents d’élèves aggravent la situation et augmentent l’insécurité routière. » (ADEME)

«écomobilité» ?

L’écomobilité scolaire consiste à repenser les trajets domicile-établissement scolaire pour trouver des solutions de mobilité alternative au « tout automobile » en déployant des démarches telles que les pédibus, les vélobus, le covoiturage, l’utilisation des transports en commun, l’aménagement de la voirie pour pacifier les abords des établissements scolaires et faciliter indéniablement l’utilisation des modes actifs : zone 30, zone de rencontre, aménagement cyclable et piétonnier, etc.
Le développement de l’écomobilité scolaire sur les territoires est un véritable enjeu car cette problématique s’inscrit dans une dimension transversale, lutte contre le réchauffement climatique car elle favorise la baisse des émissions de gaz à effet de serre, lutte contre l’obésité car elle permet aux enfants de réaliser des activités physiques au quotidien, lutte contre l’insécurité routière aux abords des établissements scolaires (stationnement anarchique) et pour finir elle permet de mettre en oeuvre des actions écocitoyennes où s’illustre ce que nous appelons couramment la démocratie participative.

les «parents taxis»

Depuis quelques années, un constat inquiétant se fait par rapport à la mobilité des scolaires, leur mobilité se tourne vers un mode de transport qui est la voiture individuelle au détriment de la marche et du vélo (de 1982 à 2008, la part modale de la marche est passée de 52,1 % à 32,3 % et celle du vélo de 15,3 % à 3,3 % [ENTD, 2010]. Le mode de déplacement principal des enfants étant la voiture en tant que passager représentant respectivement 48% et 41% de part modale pour les enfants de maternelle et de primaire, alors que la distance elle est très souvent inférieure à 2 kilomètres [ENTD, 2008]).

Les professionnels de la mobilité y vont jusqu’à donner un nom, appeléphénomène des « parents taxis » qui révèle cette tendance qu’on les parents à accompagner leurs enfants au plus près de l’école en voiture. Induisant souvent du stationnement anarchique, et dangereux pour les piétons et les cyclistes. Favorisant l’insécurité routière sur le chemin et à proximité des écoles, mais aussi la pollution de l’air. Les enfants seront les plus touchés par ces risques, par leur taille, étant peu visible entre les véhicules et à hauteur des pots d’échappements. Ceci, au lieu d’encourager les enfants et les parents à se tourner vers d’autres modes de transports, favorise en fait l’usage de la voiture à cause de l’insécurité crée par l’ensemble de celles-ci.

que du positif...

- pour l’environnement et la prise en compte des mobilités durables
L’écomobilité est une des solutions pour répondre aux quelques problèmes posés tout en apportant des changements de comportements pour une mobilité actuelle et de demain plus durable.
Le projet de vélo-bus en est un bon exemple, même s’il ne peut concerner qu’une petite proportion des élèves. Les bénéfices d’un vélo-bus sont très nombreux, en plus de se tourner vers un mode de transport plus respectueux de l’environnement, il joue un rôle formateur à la pratique du vélo dans des conditions les plus fréquemment rencontrées par des cyclistes. Ceci en apprenant à manier et à contrôler l’engin, mais aussi par l’apprentissage du code de la route, des règles de bonne conduite et de sécurité sur la voie publique.
Les démarches d’écomobilités scolaires s’accompagnent d’un apprentissage du respect de l’environnement et des méthodes plus durables pour se déplacer, ces adultes de demain développeront alors une meilleure conscience de cette problématique.

- pour plus de sécurité
L’aspect sécuritaire est une dimension très développée par un projet d’écomobilité, au-delà de toucher les cyclistes du vélo-bus, il va aussi fortement apaiser la circulation autour du trajet qu’il emprunte, grâce à l’effet de groupe. Pour un automobiliste, un groupe de cycliste aura un tout autre statut qu’un cycliste isolé. Le groupe, par l’espace qu’il occupe, sera considéré comme un véhicule à part entière en bénéficiant de plus d’attention de la part des autres usagers et d’une sécurité accrue.
Ces plans peuvent aussi lutter contre la massification de la voiture aux abords des écoles, réduisant le risque d’accidents, les problèmes de bruits et de pollution de l’air à proximité de ces établissements scolaire.

- Mais aussi

  • pour la pratique d’une activité physique quotidienne recommandée par l’ARS.
  • pour l’éveil des enfants et en favorisant la concentration et l’investissement en classe.

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