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Courriel de M. Philippe N. du 15 juin 2017

« Marquer d’une couleur voyante les pistes cyclables »

mardi 8 août 2017

Par son message du 15 juin dernier M. Philippe N. s’interroge et interroge EVAD au sujet de la pertinence de l’usage de la couleur pour rendre les aménagements cyclables mieux visibles des autres usagers. Il s’inquiète aussi du risque lié à l’ouverture des portières...

« 

Est-il envisagé de marquer en plein d’une couleur voyante les pistes cyclables , plutôt que des lignes qui soit dit en passant commencent sérieusement à disparaître , afin qu’elles soient plus visibles pour les piétons , ce qui permettrait d’augmenter leur sécurité et celle des cyclistes ? Ce qui inciterait peut être également les automobilistes de ne pas se garer sur les pistes cyclables.
Pratiquant régulièrement des déplacements à vélos en ville, je me suis trouvé souvent confronté au "syndrome " de la portière que l’on ouvre sans regarder dans le rétroviseur du fait que pas mal de pistes cyclables longent les places de parking.

 »

EVAD répond

- En ce qui concerne, l’usage de la couleur pour rendre les aménagements cyclables plus visibles, il n’y a malheureusement pas de recette miracle, notamment pour les raisons suivantes :

  • les couleurs utilisables pour les marques sur chaussées sont réglementées par l’Instruction Interministérielle sur la Signalisation Routière (7ème partie : Marques sur chaussée) ; la couleur verte ne fait pas partie des couleurs autorisées ;
  • certaines collectivités font cependant usage de la couleur verte (notamment pour signaler des traversées cyclables), mais en l’absence de réglementation générale, cela se fait sans aucune homogénéité ni cohérence (entre territoires de collectivités différentes voire à l’intérieur d’un même territoire). Cela entraîne des risques d’incompréhension, de faux sentiment de priorité (voir par exemple cet article). Par ailleurs cette couleur verte demande comme la couleur blanche un entretien régulier et coûteux (voir ce que dit ce guide du Grand Lyon : « Coloration des aménagements cyclables : Compte tenu de la glissance par temps de pluie, de la difficulté d’entretien et de la nécessaire homogénéité du réseau cyclable de l’agglomération, le Grand Lyon a décidé de ne pas réaliser de coloration verte sur chaussée en renforcement de la signalisation réglementaire. »

(usages « farfelus » de la couleur verte, à Quetigny et à Chevigny)

Bien sûr, il est sans doute possible d’utiliser des enrobés (revêtements) de couleur pour les aménagements cyclables (pistes ou bandes) mais cela peut difficilement s’envisager à postériori, et, même d’origine, cela a un coût... Par exemple à Dijon, le choix a été fait, par souci d’économie, d’utiliser le même revêtement pour les parties piétonnes et cyclables le long du tramway, ce qui n’est pas sans conséquence sur la cohabitation piétons/cyclistes. Il est difficile maintenant d’envisager de repeindre les parties cyclables !
Cependant une bonne co-visibilité entre automobilistes et cyclistes ne reposent pas forcément que sur l’usage de la couleur, cela passe aussi par un positionnement adapté des aménagements relativement à la circulation automobile, un traitement adéquat des réinsertions, des intersections, et cela dès la conception. La configuration dite « de Copenhague »(voir ci-dessous) à mi-hauteur entre chaussée et trottoir est un bon exemple.

(photo extraite de http://velobuc.free.fr)

- Concernant le risque lié à l’ouverture des portières, il faut en tant que cycliste rester toujours très vigilant et ne pas hésiter à garder ses distances comme l’autorise depuis peu (2015) le code la route (Art 412-9 : « Sur les voies où la vitesse maximale autorisée n’excède pas 50 km/ h, un conducteur de cycle peut s’écarter des véhicules en stationnement sur le bord droit de la chaussée, d’une distance nécessaire à sa sécurité. » ).

En espérant avoir apporté quelques élément de réponses — ils n’ont pas la prétention de faire un tour complet des sujets abordés — à vos légitimes interrogations, nous restons à votre disposition.


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