Le « code de la rue » a 10 ans

À Dijon le 12 septembre, journée « Avenir de la rue, avenir de la ville »

(actualisé le )

Dix ans après le décret « code de la rue » de 2008, il convient d’examiner les impacts des nouveautés réglementaires successives sur la prise en compte des différents usagers, en particulier les plus vulnérables, dans l’aménagement de l’espace public. Quels succès ? Quelles limites ? Quelles perspectives pour la suite ? Pour répondre à ces questions, Dijon Métropole, EVAD, Rue de l’avenir et le Cerema co-organisent, le 12 septembre, une journée de rencontres et d’échanges, dans le cadre du programme national Une voirie pour tous.


PRÉSENTATION

« Avenir de la rue, avenir de la ville »

Depuis plusieurs décennies, la plupart des villes françaises et leurs agglomérations, y compris celle de Dijon, ont entamé une mutation qui répond à des objectifs de sécurité des usagers, d’apaisement des circulations, et plus généralement de partage de l’espace public.
Ces préoccupations ont conduit à ré-interroger la conception historique de l’aménagement urbain. Il s’agit de rééquilibrer les usages de l’espace public au profit de nouveaux lieux de vie, mais également de prendre en compte de nouvelles habitudes et de nouveaux usages de déplacements tels que la marche et le vélo. Dans ce contexte, inspirée de son voisin belge, la France engageait en 2006 une concertation préalable à une adaptation de son code de la route, jusqu’alors largement dédié à la facilitation des déplacements automobiles.
Cette démarche dite du « code de la rue » se concrétisait en 2008 par plusieurs mesures visant à mettre en œuvre davantage d’espaces sécurisant pour les piétons et les cyclistes, en particulier : instauration du principe de prudence à l’égard de l’usager vulnérable ; redéfinition de l’aire piétonne et de la zone 30 ; introduction du concept de zone de rencontre ; généralisation du double-sens cyclable en zone 30 et en zone de rencontre  ; création du cédez-le-passage cycliste au feu.
Depuis la démarche « code de la rue », d’autres évolutions réglementaires ont eu lieu pour favoriser le développement des modes actifs. Le Plan d’Action pour les Mobilités Actives (PAMA) et son décret de 2015 en sont de bons exemples.
Aussi, 10 ans après le décret « code de la rue » de 2008, il convient d’examiner les impacts de ces nouveautés réglementaires successives sur la prise en compte des différents usagers, en particulier les plus vulnérables, dans l’aménagement de l’espace public. Quels succès ? Quelles limites ? Quelles perspectives pour la suite ? Pour répondre à ces questions, Dijon-Métropole, EVAD, Rue de l’avenir et le Cerema co-organisent, le 12 septembre, une journée de rencontres et d’échanges.


  • Une voirie pour tous est un programme national partenarial qui s’adresse à tous les praticiens de l’aménagement de la voirie et des espaces publics (services de l’État, collectivités territoriales, CAUE, agences d’urbanisme, acteurs privés, représentants associatifs). Son objectif est de contribuer à l’évolution et à la diffusion des pratiques et des savoir-faire qui visent à mieux prendre en compte, dans l’aménagement, l’ensemble des usagers de l’espace public et notamment les plus vulnérables (cyclistes, piétons, personnes à mobilité réduite…)

PROGRAMME

La matinée

  • 8h30 : accueil café.
  • 9h00 : présentation de la journée | Dijon Métropole & EVAD.
  • 9h15 : « L’avenir de la rue », Denis Moreau, vice-président et fondateur de Rue de l’avenir.
    La promotion d’une « rue à vivre » repose sur quatre notions importantes qui seront abordées dans cette présentation : la sécurité, la rencontre, l’agrément et l’espace public en tant que bien commun. [échanges avec la salle].
  • 10h00 : « La démarche ‘code de la rue’ a 10 ans », Thomas Jouannot / Flavien Lopez (Cerema).
    Les dix dernières années ont été marquées par des évolutions fortes du code de la route en faveur des modes actifs. Retour sur une décennie d’innovations réglementaires et sur leurs applications concrètes, puis présentation des perspectives à venir. [échanges avec la salle].
  • 10h45 : table ronde / échanges avec la salle « places et rôles des institutions et des citoyens, individus ou associations, dans l’évolution des comportements ? ».
  • 11h45 : conclusion par un « grand témoin », Thomas Thévenin (laboratoire THéMA, université Bourgogne Franche-Comté).
  • 12h00 : fin.
  • L’après-midi

    En prolongement de la matinée, un atelier RÉSERVÉ aux agents des polices municipales des communes de la métropole :

    • 14h-16h  : « Le policier municipal, un relais essentiel pour accompagner les changements de comportements des différents usagers de la rue », atelier animé par le Cerema & Rue de l’Avenir.

    ACCÈS

    Lieu

    • Dijon Métropole, 40 avenue du Drapeau à Dijon – salle 101

    Accès

    • À pied  : depuis la gare, longer le tramway (ligne T2, direction Valmy) [25 mn]
    • À vélo :
      • depuis la gare, suivre la piste cyclable le long du tramway (ligne T2 en direction de Valmy) [10 mn]
      • vélos en libre-service DiviaVélodi : arrivée station n°38 Drapeau – Dijon Métropole
    • Tramway  : ligne T2 direction Valmy arrêt Drapeau
    • Covoiturage  : P+R Valmy ou Piscine olympique

    (Pour toutes informations sur DiviaVélodi, tramway ou P+R voir le site www.divia.fr)

    * * COMPTE-RENDU * *.

    Cette journée « code de la rue » a accueilli une trentaine de personnes de profils très divers : des élus de la Métropole, des représentants du ministère de Transition écologique et solidaire (dont Mme la coordonnatrice interministérielle pour le développement du vélo) et des services de l’État (Cerema, DREAL), des responsables et agents de services techniques des collectivités locales, des agents des polices municipales, un universitaire, des associatifs (FUB). La FFCT et la FNTR étaient aussi représentées.

    - Les présentations de la matinée

    Avenir de la rue
    Code de la rue - PAMA

    - « Mots de la fin » (Thomas Thévenin, professeur à l’université de Bourgogne) :

    Les points à retenir

    • Evolution voire révolution de la réglementation sur la mobilité active (CEREMA) :
      • Dizaine de nouveautés intégrées dans le PAMA
      • l’information au grand public ne semble pas passer
      • Les actions de communication semblent indispensables (6 novembre à Paris), formation des cyclistes, formation des enfants
      • Formation du conducteur tout au long de la vie
    • Démarche globale proposée dans les actions de l’association Rue de l’avenir :
      • Avec un point d’encrage sur la sécurité puis une ouverture sur une requalification de la rue pour favoriser le lien social

    Les modalités d’action évoquées me semblent importantes à rappeler :

    • Organisation des services municipaux pour travailler dans la transversalité
    • Mobilisation des budgets participatifs
    • Stationnement : levier important pour la requalification de l’espace public (mais aussi privé)
    • PLU et place de stationnement du vélo
    • Actions de requalification : rapides et moches avec l’aide d’un cabinet d’urbanisme, un designer urbain…, seuil d’entrée en zone 30, piétonisation
    • Mobilisation du PRSE pour la remise en selle (enfants, séniors) (DREAL)
    • Timing politique important (exemple des zones 30 proposées par Rue de l’avenir)

    En ouverture
    Le PAMA est utilisée pour améliorer la sécurité mais au-delà de cet objectif, il favorise le report modal en particulier vers les modes actifs.
    Réagir sur le thème des nouvelles mobilités : trottinette électrique, gyropodes mais également véhicules autonomes (navette électrique…)
    Le code de la rue ne doit pas diminuer les efforts en matière d’aménagement pour limiter les discontinuités des pistes cyclables et construire un véritable réseau cyclable (Évocation de la continuité du réseau (par la police municipale)



    - Un document de référence

    Le Code de la rue - Édition 2016

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