Ensemble à Vélo dans l'Agglomération Dijonnaise
Ensemble à Vélo dans l’Agglomération Dijonnaise
L’ASSOCIATION DES CYCLISTES URBAINS DU GRAND DIJON - Membre de la FUB
Fédération française des Usagers de la Bicyclette

Accueil > Actualités > Actualités 2008 > Environnement : cinq associations dijonnaises interpellent les (...)

Elections municipales 2008

Environnement : cinq associations dijonnaises interpellent les candidats

dijon-ecolo.fr, Greenpeace, EVAD, Planète-solidaire, à recycler

vendredi 15 février 2008

A l’occasion des élections municipales de mars 2008, le collectif "Votons pour une ville moins polluée et moins polluante" composé de dijon-ecolo.fr, Greenpeace-Dijon, à recycler, EVAD et Planète-solidaire veut interpeller les candidats sur des urgences environnementales.

Ce collectif a fait parvenir un questionnaire aux candidats à la mairie de Dijon. Il comporte dix sept questions portant sur différents domaines environnementaux tels que l’énergie et les transports.
Les candidats sont invités à répondre à l’ensemble des membres de ce collectif avant la fin de la campagne électorale. La publication des réponses (François Rebsamen (FR), Francois-Xavier Dugourd(FXD)) permettra ainsi à chaque dijonnais d’avoir un aperçu de l’importance que porte chaque candidat aux problématiques environnementales.

Avant la fin de la campagne électoral, le collectif publiera aussi ses commentaires à propos des réponses !

Le questionnaire a été présenté officiellement lors d’une conférence de presse le vendredi 15 février 2008.

Questionnaire à l’attention des candidats à la mairie de Dijon et éventuels futurs conseillers communautaires.

1. Dijon n’a pas d’Agenda 21, alors que des départements et localités bourguignonnes sont déjà inscrites dans une démarche d’Agenda 21. Pouvez-vous vous engagez à mettre
en place ce type de démarche pour votre prochain mandat en réunissant administrations,
entreprises, associations et citoyens ? Réponse François Rebsamen (FR), Réponse Francois-Xavier Dugourd(FXD)

2. Il existe à Dijon des centaines de lampadaires (publiques et privés) absolument pas
adaptés, éclairant autant le ciel que le sol. Ceci engendre un gaspillage énergétique
énorme, ainsi qu’une gêne pour la flore, la faune et la contemplation du ciel. Que comptez
vous faire pour lutter contre la pollution lumineuse ? Réponse FR, Réponse FXD

3. Il y a plusieurs centaines de panneaux publicitaires de grandes tailles dans la ville de
Dijon. Plusieurs villes dans différents pays ont décidé leur interdiction. Que comptez
vous faire pour lutter contre cette pollution visuelle ? Réponse FR, Réponse FXD

4. Dijon ne donne aucune aide aux particuliers qui souhaitent s’équiper d’équipements
écologiques pour l’habitation
(panneaux solaires thermiques, panneaux solaires photovoltaïques,
chauffage au bois, récupération d’eau de pluie, isolation renforcée,...). Pouvez
vous aider à l’achat de matériel ? Quelles sont vos propositions ? Réponse FR, Réponse FXD

5. Hormis la tour Elithis et la maison de l’environnement, il y a de nombreux bâtiments
en construction (publiques et privés) et aucun ne peut se vanter d’avoir une étiquette
énergie « A »
(< 50 Kwh/m2/an). Pourtant grâce à quelques villes Françaises et à de très
nombreuses villes Allemande, Suisses et Autrichiennes on dénombre des milliers de
réalisations ayant au minimum l’étiquette « A ». Que comptez vous faire à ce sujet ? Réponse FR, Réponse FXD

6. Etes vous prêt à mettre en ligne sur internet 2 ou 3 fois par an la consommation de la
ville
en électricité, gaz, essence, eau et vous engager à réduire ces consommations ? Réponse FR, Réponse FXD

7. La ville utilise encore des pesticides tel que le RoundUp pour lutter contre les mauvaises
herbes. Certaines villes ont aboli l’utilisation des pesticides. Etes vous prêt à le faire ? Réponse FR, Réponse FXD

8. Le Grenelle de l’environnement a insisté sur l’aspect extrêmement polluant du
trafic aérien. Des millions d’euros sont dépensés pour aménager celui de Longvic,
alors que d’autres solutions existent. Quelle est votre position sur ce sujet ? Réponse FR, Réponse FXD

9. Etes vous prêt à contribuer à la structuration d’une filière BIO locale, en concertation
avec la communauté d’agglomération ? Réponse FR, Réponse FXD

10. L’incinération des déchets est dangereux pour notre environnement et notre
santé (rejets de dioxines). Quand allons-nous voir la pesée embarquée à Dijon
pour réduire la quantité de déchets incinérés ? Sinon, quelles autres solutions
comptez vous mettre en place pour diminuer la quantité de déchets à incinérer ? Réponse FR, Réponse FXD

11. Etes vous prêt à mettre en place une commission extra-municipale dédiée à
l’environnement, dans un esprit de démocratie participative ? Réponse FR, Réponse FXD

12. L’étalement urbain est à l’origine d’un accroissement continu des déplacements.
Quelles mesures allez vous prendre d’une part pour limiter ce phénomène
et, d’autre part, pour rendre beaucoup moins attractif l’usage de l’automobile « en
solo » pour les déplacements domicile travail et pour réduire le nombre d’automobiles
entrant dans la ville ? Réponse FR, Réponse FXD

13. L’usage de l’automobile pour conduire les enfants à l’école génère un trafic important
en ville et est source d’insécurité aux abords des établissements. « Pédibus
 » et « vélobus » sont des solutions à ce problème. Même si celles-ci doivent avant
tout s’appuyer sur l’implication des parents d’élèves, estimez-vous prioritaire d’attribuer
des moyens financiers et humains pour les développer et les pérenniser ? Réponse FR, Réponse FXD

14. Estimez-vous que le développement de l’attractivité du centre ville (commerce,
travail , logement, loisirs) soit compatible avec l’extension du domaine piétonnier
 ? Si oui, pensez-vous que cette extension doit être accompagnée d’une politique
de stationnement combinant restriction du parking en surface et facilités d’accès
aux parkings sous-terrain existants pour les résidents ? Réponse FR, Réponse FXD

15. Pensez-vous que l’apaisement généralisé de la vitesse en ville (centre et périphérie)
doit être désormais un objectif prioritaire ? Si oui quels sont les moyens
que vous proposez pour l’atteindre ? Réponse FR, Réponse FXD

16. Estimez-vous nécessaire d’accélérer la mise en oeuvre du « schéma directeur en
faveur des cyclistes
 » de d’agglomération notamment les aménagements cyclables
sur les grands axes ? Si oui, pensez-vous que la place à faire au vélo doit, sauf de
très rarissimes exceptions, toujours l’être au détriment de celle dévolue à l’automobile
et non en empiétant sur celle réservée aux piétons ? Réponse FR, Réponse FXD

17. En tant que maître d’ouvrage, vous serez sans doute amené à mettre en application
l’article L228-2 du code de l’environnement. Estimez-vous que cet article
constitue une contrainte pas toujours justifiée ou, au contraire, le voyez-vous comme
une occasion à saisir pour montrer que le vélo doit désormais avoir sa place
partout en ville
 ? Réponse FR, Réponse FXD

www.dijon-ecolo.fr

www.evad-dijon.fr

www.relais-planete-solidaire.org

www.arecycler.org

www.greenpeace.org

Revue de presse

-  Le Bien Public - 18 février 2008

Municipales à Dijon - L’environnement fait débat

[...]Interpeller les candidats aux élections municipales à Dijon dans le domaine environnemental, tel est l’objectif du collectif[...]« Il faut savoir que des villes en France ont trouvé des solutions aux problèmes que nous soulevons »[...]« Pourtant il va falloir faire de vraies ruptures dans les politiques à mener »[...]« attention [aux] fausses bonnes idées : Les voitures électriques, par exemple »[...]« Il ne s’agit pas de faire des pistes cyclables n’importe comment, sur les trottoirs... ».[...] Ils réclament d’ailleurs « dans le cadre de la démocratie participative, une structure liée aux problèmes de l’environnement »[...]

-  dijon première (web-tv) - 15 février 2008

L’Hebdo de Campagne, le résumé de la semaine politique dijonnaise. Cette semaine, les associations écologiques questionnent les candidats[...]


Réponses des candidats

Liste François Rebsamen [courriel du 20/02/08]


J’ai bien pris connaissance du questionnaire que vos associations respectives m’ont adressé et auquel je vais vous répondre, dans les grandes lignes.

1/ mise en place d’un agenda 21.

Certes, la ville de Dijon ne s’est pas dotée d’un agenda 21 et pourtant, depuis 2001, de nombreuses actions ont été mises en place pour assurer un meilleur respect de l’environnement. Le Grand Dijon a ainsi adopté en 2004 une charte de l’environnement que vous pouvez télécharger sur le site internet du Grand Dijon.

Cette charte engage l’agglomération sur un ensemble d’actions précises, concrètes et propres à répondre aux grands enjeux. Elle prévoit la mise en œuvre de12 thématiques pour lesquelles un budget spécifique a été prévu : Qualité de l’air et réduction des gaz à effet de serre, transports, maîtrise de l’énergie et promotion des énergies renouvelables, protection de la ressource en eau, protection, valorisation et maintien des espaces naturels, plan de paysage naturel et urbain, gestion environnementale des Zones d’Activités Economiques, démocratie de proximité et management environnemental, sensibilisation et éducation à l’environnement, maison de l’environnement, de l’architecture, du paysage et du cadre de vie, plan Bruit, plan Déchets.

Force est de constater que cette charte, dont la plupart des actions prévues a déjà été réalisée, vaut bien un agenda 21 !

2/sur la pollution lumineuse.

N’oubliez pas que l’éclairage d’une ville a pour objectif premier d’assurer la sécurité des piétons, et la visibilité des usagers de la route ! Il ne serait pas raisonnable de plonger la ville dans l’obscurité pour économiser l’énergie ! En revanche, la ville de Dijon s’équipe progressivement d’ampoules à basse consommation afin de limiter l’impact environnemental. 80% des sources d’éclairage de la ville en sont aujourd’hui équipées.

3/ les panneaux publicitaires.

Ils ont une fonction dans notre ville. Ils permettent ainsi aux habitants d’être informés des grandes manifestations qui se tiennent à Dijon et cela contribue au dynamisme de notre ville. Ils rapportent par ailleurs des recettes à la ville dès lors qu’ils sont implantés sur le domaine public, recettes qui pourraient être utilisées pour agir en faveur de notre environnement !

4/les aides aux particuliers

Vous faites erreur ! Le Grand Dijon aide les particuliers à agir en faveur de l’environnement. Ainsi, fort du succès rencontré par l’opération « Composter c’est facile », le Grand Dijon a décidé de poursuivre son action en faveur de la réduction des déchets à la source. Pour cela la Communauté de l’agglomération dijonnaise propose désormais 2 composteurs de contenance différente : Un « petit » modèle de 400 litres et un « grand » modèle de 600 litres. Cette opération est subventionnée par le fond départemental de la maîtrise des déchets et l’ADEME. Elle concerne essentiellement les habitants des zones pavillonnaires des 22 communes du Grand Dijon.

Je me permets en outre de vous rappeler qu’avant d’aider les particuliers, la ville est le grand Dijon devaient en priorité équiper les collectivités pour traiter les déchets de toute la population. C’est ainsi que sous notre impulsion ont été réalisées la station d’épuration, l’usine d’incinération, la DASRI....

5/ les équipements écologiques.

La ville s’est tout de même dotée de plusieurs équipements à basse consommation énergétique ! Je citerai comme exemple le Zénith, ou encore les gymnases Chambelland et Jean MARION qui consomment peu d’énergie. Le siège du Grand Dijon utilise 100% d’énergie renouvelable...Pour le futur, nous envisageons de réaliser de nouveaux éco-quartiers après Junot et le site de l’ancien hôpital militaire, dans le sud de Dijon. Tous les bâtiments et équipements de ces éco-quartiers seront à haute qualité environnementale.

6/ la réduction des consommations d’énergie.

Pourquoi pas. Nous pourrions rendre ces informations publiques. Si les Dijonnais nous font de nouveau confiance, nous nous engageons à évaluer notre empreinte écologique, à donner la priorité aux économies d’énergie, à atteindre une production de 20 % d’énergies renouvelables d’ici 2014 et à limiter les émissions de gaz à effet de serre.

7/Les pesticides.

J’ai inscrit dans le programme « Dijon, ensemble » un 18ème engagement dans lequel nous nous engageons à utiliser des solutions alternatives à l’usage des pesticides pour une gestion éco-responsable des parcs et jardins.

8/ Sur l’aéroport Dijon, Longvic.

C’est un dossier complexe. Pour ma part, je pense qu’un aéroport contribue à rendre une ville attractive, dynamique, créatrice d’emploi, et rayonnante. En attendant, pour ce qui est des transports, je considère aujourd’hui que le véritable enjeu de Dijon ne se situe pas dans les airs mais sur le rail. Pour atteindre pleinement la dimension européenne que Dijon mérite, nous devons améliorer nos liaisons ferroviaires avec les villes du Réseau métropolitain Rhin-Rhône, mais aussi avec l’Europe. Outil d’aménagement du territoire, la Ligne à Grande Vitesse facilite et accélère les relations entre les grandes villes.

Elle génère également du dynamisme démographique et économique. Le TGV Rhin Rhône ouvrira à Dijon des accès nettement plus faciles vers le sud et surtout vers l’est. Quand il ne faudra plus qu’une heure pour aller à Mulhouse ou 20 minutes pour aller à Besançon, la coopération universitaire, culturelle et hospitalière avec ces villes ira de soi.

9/ sur la filière bio

Oui, je suis favorable à contribuer à la structuration d’une filière Bio. Sachez que la ville fait d’ores et déjà appel à des produits issus de l’agriculture biologique pour certains repas des cantines scolaires, et pour l’approvisionnement en jus de fruit par exemple.

10/ Sur l’incinération des déchets.

Le souci permanent de la protection de notre cadre de vie a amené la Communauté d’agglomération, au cœur de la Charte de l’environnement votée le 24 juin 2004, à mettre aux normes européennes l’usine d’incinération qui est un équipement industriel unique en Côte d’Or. C’est sur les seules finances du Grand Dijon, sans aucune aide du département que l’investissement a été réalisé, soit 18,3 millions d’euros HT. Seule l’ADEME a apporté une subvention de 1,8 millions d’euros.

Les objectifs de mise aux normes de l’usine ont été :
• la mise en place de systèmes de destruction catalytique des dioxines et des oxydes d’azote, en complément des unités de captation des poussières et de lavage des fumées
• la rénovation intégrale des ensembles fours / chaudières de récupération d’énergie. Ceci afin d’optimiser la combustion, d’augmenter la capacité des fours, d’améliorer le rendement des chaudières et d’accroître la « valorisation matières » à travers la réutilisation des mâchefers et le recyclage des métaux qui en sont extraits.
• le doublement de la capacité de la fosse de réception et de stockage des déchets.

Cette unité répond depuis fin 2004 (soit plus d’une année avant l’échéance réglementaire) aux normes édictées par l’arrêté ministériel de 2 septembre 2002 sur l’incinération.

Rassurez-vous, à l’usine d’incinération, les contrôles des fumées sont multipliés pour satisfaire aux exigences environnementales et être bien en deçà. Des contrôles sont réalisés en continu en sortie de cheminées (acides, oxydes d’azote, gaz de combustion), d’autres sont effectués régulièrement par des laboratoires accrédités (métaux lourds, dioxines). Par ailleurs, des analyses faites sur les rejets liquides et gazeux ainsi que sur les résidus solides (cendres, mâchefers) sont transmises à la DRIRE, « police environnementale » de l’usine, qui procède également à des contrôles inopinés.

Pour répondre à votre question : comment réduire la quantité de déchets à incinérer, je répondrais : trions bien ! En effet, au mieux les déchets sont triés, au moins nous devons en incinérer. Depuis la mise en place du tri, dès 2001, le volume de déchets à incinérer dans le Grand Dijon baisse régulièrement.

11/ Mise en place d’une commission extramunicipale dédiée à l’environnement.

Nous envisageons de mettre en place une commission extramunicipale dédiée aux transports. En revanche, concernant l’environnement, dans la mesure où nous souhaitons faire de Dijon une référence écologique en France, vous pouvez compter sur l’équipe « Dijon, Ensemble » pour faire des choix approuvés par la population. Ce sera notamment le rôle de l’adjoint en charge de l’écologie urbaine que je souhaite nommer afin qu’il veille à l’application des objectifs écologiques dans tous les domaines de l’action municipale.

Remarque d’EVAD : Est-ce à dire qu’en ce qui concerne les transports, l’équipe "Dijon, Ensemble" pourrait faire des choix non approuvés par la population ?

12/ les déplacements urbains

Pour répondre à votre question, nous avons pris plusieurs engagements sur « la ville mobile » dans notre programme « Dijon, ensemble » dont vous trouverez la liste ci-après :

1. Créer un transport en commun en site propre de type busway ou tramway (pneus ou rails) en fonction des résultats de l’étude de faisabilité en cours.

2. Etendre les navettes électriques gratuites en centre ville.

3. Développer les transports publics en commun (Divia, Sncf) pour assurer une bonne desserte de tous les quartiers et notamment des zones d’activités pour les salariés.

4. Maintenir le prix du ticket de bus parmi les moins chers de France.

5. Sécuriser et développer de nouvelles pistes cyclables et créer un itinéraire de promenade entre tous les espaces verts de la ville.

6. Mettre en place un code de la rue permettant une cohabitation harmonieuse entre les piétons, les cyclistes et les automobilistes.

7. Poursuivre la piétonisation du centre ville en concertation avec « Dijon je t’aime » et les commerçants.

8. Créer une commission extra-municipale des déplacements pour associer les usagers et les associations à la définition des politiques

Remarque d’EVAD : simple copier/coller du programme, cela ne répond absolument pas au fond de la question, l’étalement urbain et l’une de ses conséquence : la dépendance à l’égard de l’automobile notamment pour les déplacements domicile-travail. De plus, est-ce que "en concertation avec « Dijon je t’aime » et les commerçants" signifie que la ville va continuer à aider financièrement les commerçants à offrir un ticket de parking gratuit à leurs clients ?

13/ Sécurité des enfants aux abords de l’école.

Je partage votre avis. C’est la raison pour laquelle nous avons très vite mis en place les dispositifs « trottibus » et « sécurécoles ». Pour l’avenir, nous souhaitons étendre ce dispositif devant les collèges et des lycées en partenariat avec le Conseil général et le Conseil régional.

Par ailleurs, pour tenter de limiter les flux de véhicules aux abords des écoles, nous envisageons, en lien avec les réflexions menées par les commissions de quartier, de mettre en place un bureau des temps, chargé de réfléchir aux temps de la ville, afin d’étudier notamment la possibilité de décaler les heures d’ouverture des écoles...

Remarque d’EVAD : Pas d’engagement quant aux moyens humains à mettre en œuvre pour développer trottibus et velobus ! La mise en place des quelques trottibus actuels et d’un unique expérience de vélobus s’est appuyée presque exclusivement sur le dévouement des parents sans vraie personne ressource au niveau de la ville.

14/Attractivité du centre-ville et piétonisation

Ces deux points ne me semblent pas antinomiques ! On flâne d’autant mieux au centre-ville qu’aucune voiture n’y circule ! La piétonisation des rues du Bourg, Vauban etc...n’a pas nuit au commerce de centre-ville ! En parallèle à cette piétonisation que nous entendons poursuivre, il nous faut continuer de permettre aux Dijonnais de venir faire leurs achats en centre ville. C’est pourquoi nous développerons les navettes Diviaciti, et réfléchirons, en lien avec les commerçants du centre ville, aux actions à mener pour renforcer le dynamisme du commerce de centre-ville.

Remarque d’EVAD : Pas de réponse quant au niveau de l’offre de stationnement auto en centre-ville, qui est pourtant un ou le levier essentiel pour limiter l’entrée des voitures en ville.

15/Vitesse en centre-ville.

Limiter et contrôler la vitesse en centre-ville est effectivement une priorité. Nous avons installé pour atteindre cet objectif de nombreuses zones 30.

Remarque d’EVAD : Les zone 30 actuelles ne sont pas du tout respectées car elles sont réalisées a minima (un panneau à l’entrée un à la sortie, pas d’aménagement de "rupture" à l’entrée et à l’intérieure aucune différence d’aménagement par rapport à une zone normale !)

16/Sur le schéma directeur en faveur des cyclistes.

J’estime pour ma part qu’il avance déjà très vite ! Nous ne pouvons rattraper en un mandat le considérable retard pris depuis 30 ans en la matière ! La place faite aux cyclistes ne doit pas l’être au détriment de qui que ce soit, en tout cas certainement pas des piétons. Tout l’enjeu est celui du partage de l’espace, et du respect par tous du code de la route. La réalisation de pistes cyclables, la mise en service des Vélodis, le développement de l’offre de stationnement vélos, les campagnes de communication lancées pour encourager les habitants à utiliser les 2 roues...Tout cela va dans le sens que vous espérez. En parallèle, nous trouvons des solutions pour permettre aux voitures de stationner en ville dans de bonnes conditions.

Remarque d’EVAD : Le partage de la rue ne peut s’envisager que dans des zone où la vitesse est réellement apaisée . Sur les grands axes, si "La place faite aux cyclistes ne doit pas l’être au détriment de qui que ce soit" faut-il écarter les immeubles pour faire des bandes cyclables (par exemple rue Chevreul, avenue Foch...) ? "solutions pour permettre aux voitures de stationner en ville" : celles des résidents ou des clients des commerces ?

17/Article L228-2 du code de l’environnement. « À l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation. L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe. »

Bien évidemment, une ville qui se veut référence écologique en France ne manquera pas de respecter les objectifs fixés par la loi !

Remarque d’EVAD :Pourquoi la place Granville créée ex-nihilo n’offre-t-elle encore aucun aménagement pour les vélos ?

En espérant avoir répondu à vos questionnements, et en vous recommandant la lecture de toutes les propositions, dont celles concernant l’environnement, sur mon site www.francois-rebsamen.net

Liste François-Xavier Dugourd [courriel du 04/03/08]


1/L’idée des agendas 21 est issue du sommet de Rio de 1992. Beaucoup de villes ont suivi très tôt la démarche. La Région Bourgogne, le Conseil général de la Côte-d’Or et la Ville de Dijon ont demandé à des étudiants de l’Ecole supérieure de Commerce de Dijon d’en concevoir un. Le résultat de ce travail a fait l’objet d’une exposition dans le hall de cet établissement en janvier 2008. On peut s’en réjouir même s’il a fallu 16 ans à Dijon pour réagir. De plus, je veux croire que cette initiative et l’approche des élections municipales n’est qu’une coïncidence. Par ailleurs, je regrette que n’ait pas été organisée la vaste consultation des habitants, des associations, des acteurs sociaux, des entreprises, qui est pourtant au cœur de l’esprit des agendas 21. Je m’engage donc à donner une vraie impulsion à la démarche au cours du prochain mandat.

2/ Je souhaite inciter à la réduction de l’éclairage des vitrines, à l’utilisation par les commerçants de néons sans mercure et à l’extinction des enseignes publicitaires la nuit.

3/La pollution visuelle est un vrai sujet (L’avenue Jean Jaurès, par exemple, bat des records en la matière). Je m’engage donc, dans les limites des compétences de la commune, à la limiter. La démarche positive engagée en ce sens par certaines communes de l’agglomération sera proposée à l’ensemble des communes du Grand Dijon.

4/La proposition N°39 du projet « Une nouvelle étape pour Dijon » vise à inciter les particuliers à l’installation de panneaux solaires, à la récupération des eaux pluviales, à l’isolation par l’extérieur de leur habitation, à l’utilisation de la géothermie. A ce titre, des prêts aidés seront accordés par le Crédit municipal et des exonérations de taxe foncière seront proposées. Une réflexion sera menée pour que les plus fragiles puissent aussi avoir accès à ces dispositifs. Enfin, je tiens à indiquer que l’ensemble de ces mesures seront prises dans la concertation.

5/ Je demanderai aux services municipaux et intercommunaux d’étudier une modification du plan local d’urbanisme (PLU) pour que Dijon ait davantage de bâtiments avec une étiquette énergie « A ».

6/Oui. Je souhaite que la Ville de Dijon soit plus transparente sur ses consommations en énergie. Des indicateurs écologiques, fixés en concertation avec les associations, feront partie du tableau de bord général de l’action municipale et intercommunale que je propose dans le projet « Une nouvelle étape pour Dijon ». En matière de lutte contre les gaz à effet de serre, les services municipaux montreront l’exemple : mise aux normes des bâtiments publics, flotte de voitures propres, sensibilisation du personnel...

7/Je ne pense pas que la Ville de Dijon utilise encore du Round up. Si c’était encore le cas, je l’abolirais complètement. Une agglomération comme la nôtre génère suffisamment de déchets compostables pour qu’il ne soit pas utile d’acheter ce type de produits.

8/ Je sais l’aspect extrêmement polluant du trafic aérien. Si je suis favorable au projet « Renaissance » de l’aéroport de Dijon-Longvic parce qu’il contribue au développement économique et au rayonnement touristique de l’agglomération, je demande qu’une étude sur ses conséquences écologiques soit impérativement conduite.

9/ Je suis naturellement favorable à la filière bio. La priorité doit aller au soutien aux producteurs bio déjà existants et à la conversion des petits conventionnels situés autour de l’agglomération Dijonnaise. Je ne sais pas s’il faut aller jusqu’à structurer une filière : en tous cas, il faut que la démarche des différents producteurs soit commune et concertée.
Le projet « Une nouvelle étape pour Dijon » prévoit la valorisation de l’agriculture bio et du commerce équitable dans les restaurants scolaires et administratifs.

10/ Je suis favorable à la pesée embarquée si elle est conçue comme un outil de sensibilisation des Dijonnais. Je propose de consentir des réductions de taxe sur les ordures ménagères aux particuliers qui feront l’effort de réduire le volume de leurs déchets. D’une manière plus générale, je soutiens toutes les modalités d’optimisation du tri en amont.

11/ Je mettrai en place une commission extra-municipale dédiée à l’écologie car il ne peut pas y avoir de politique environnementale sans implication citoyenne.
Toutefois, cette nouvelle instance ne doit pas être repliée sur elle-même tant les approches économique, sociale et environnementale sont liées. Par exemple, on ne peut pas parler de transport écologique sans savoir où les gens vont travailler, sans penser au télétravail, sans regarder où sont leurs loisirs.
De plus, la commission doit être largement ouverte aux citoyens, par exemple par le biais des nouvelles technologies.
D’une manière plus générale, je veux développer une vraie démocratie participative à Dijon en organisant des référendums locaux sur les grandes questions qui se posent dans la cité, en créant un « Conseil de la ville », en démocratisant les Conseils de quartier (budgets participatifs, consultation sur les projets d’envergure, formation des membres, présidence par un habitant...)

12/ Le développement des transports en commun demeure la façon la plus efficace de lutter contre l’usage de l’automobile. C’est pourquoi, le projet « Une nouvelle étape pour Dijon » comporte un projet de transport en commun en site propre et une série de propositions pour améliorer le fonctionnement du réseau Divia (meilleure amplitude horaire, amélioration de la desserte de certains quartiers, augmentation des fréquences de passage sur certaines tranches horaires du matin et du soir...)

Remarque d’EVAD : Pas un mot au sujet de l’étalement urbain ! On peut rêver bien sûr d’« avoir le beurre et l’argent du beurre » mais non, il n’est pas possible de favoriser les TC sans défavoriser la voiture notamment en instaurant des couloirs de bus !

13/ Je ne suis pas certain que l’engagement des parents d’élèves dans le dispositif « Pédibus » serait plus grand si la Ville de Dijon y mettait davantage de moyens financiers. En revanche, le projet « Une nouvelle étape pour Dijon » prévoit un plan pour sécuriser les abords de tous les établissements scolaires. Cela passe par la réduction de la place de la voiture.

Remarque d’EVAD : S’agit-il de réduire (déplacer ?) les places de stationnement aux abords des écoles ou de limiter le recours à la voiture dans les déplacements domicile/école ?

14/ L’un de mes projets-clés consiste à rendre progressivement piéton et dans la concertation l’ensemble du centre-ville de Dijon. Cette mesure s’inscrira dans un « Plan Marshall » ayant pour but de revitaliser durablement le cœur historique sur les plans résidentiel, commercial, touristique et culturel. Ainsi, nous développerons dans le centre-ville les modes de transports doux (piétons, vélos, navettes électriques) et nous aménagerons des parkings sur les grandes places d’accès (Wilson, 1er Mai, République, 30 octobre...) dont certains emplacements seront réservés aux résidents.

Remarque d’EVAD : C’est à dire un cœur historique piétonisé (avec son petit train touristique ?) mais entouré de vastes parkings automobiles à quelques pas du centre ville ? Au secours Pompidou est de retour !

15/ La mise en zone 30 du centre-ville est une initiative positive du Maire sortant. Toutefois, il ne suffit pas de mettre des panneaux : il faut veiller au respect de la limitation de vitesse. Pour cela, je souhaite la mise en place d’obstacles dissuasifs.
Par ailleurs, certaines petites rues, naguère paisibles, souffrent de l’accroissement de la circulation : de plus en plus de voitures les utilisent comme des voies de délestage, ce qui est source de bruit, de pollution et d’insécurité. Par exemple, le quartier des Bourroches subit les désagréments des véhicules voulant éviter l’avenue Jean Jaurès. C’est pourquoi, je souhaite la mise en place de zones 30 dans d’autres quartiers.

Remarque d’EVAD : Parfait sur le respect et l’extension des zones 30 ! Mais comment peut-on espérer réduire la circulation automobile sur les grands axes pénétrants si on l’attire par de vastes parkings ? Et bien sûr les automobilistes cherchent à éviter l’avenue Jean Jaurès à cause... du couloir de bus !

16/ La place du vélo ne doit, effectivement, pas empiéter sur celle faite aux piétons comme c’est trop souvent le cas aujourd’hui à Dijon. La bande cyclable tracée sur le trottoir du boulevard de l’Université est à mon sens l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Je souhaite insuffler à Dijon une « Culture vélo » qui passe notamment par des pistes cyclables vraiment sécurisées, un réseau cohérent en étoile autour du centre-ville, la sensibilisation des écoles, l’incitation des employeurs publics et privés à adapter leurs locaux.

Remarque d’EVAD : Parfait sur le bd de l’Université à Dijon ! Mais il y a aussi des exemples dans d’autres communes limitrophes !
En centre-ville, sécuriser les déplacements à vélo ne peut pas se faire par des « pistes cyclables vraiment sécurisées » (sous entendu en site propre !), non la solution c’est l’apaisement de la vitesse et la généralisation des doubles sens cyclables (que beaucoup ont violemment critiqués) !

17/ L’article L228-2 du code de l’environnement est clairement une occasion à saisir pour montrer que le vélo doit désormais avoir une place grandissante en ville.

Remarque d’EVAD : Espérons que cette détermination réussira à convaincre ceux des maires des communes de l’agglomération qui n’ont malheureusement pas su saisir cette occasion


2 Messages

  • Sur les points 2 et 3, la réponse de François Rebsamen est complètement à côté de la question posée :

    - affichage publicitaire : il ne s’agit pas des quelques panneaux d’information de la ville, mais des centaines de panneaux publicitaires, illégaux au regard de la loi Paysages, qui défigurent nombre de rues ainsi que les abords de l’agglomération.

    - lampadaires : il ne s’agit pas de supprimer l’éclairage public, mais de faire que celui-ci soit dirigé vers le bas et non à plus de 50% vers le haut, comme dans le cas des lampadaires "boules".


    • Nous vous remercions de votre commentaire. Avant la fin de la campagne électorale, le collectif va faire paraître ses commentaires au sujet des réponses du(des) candidat(s). Pour chacune des questions, il proposera aussi aux citoyens les réponses « idéales » qu’il aurait espéré obtenir .

      EVAD


Contact | | Plan du site | Mentions légales | RSS 2.0 | Haut de page | SPIP 3.0 | Squelette scolaSPIP
Ensemble à Vélo dans l’Agglomération Dijonnaise (FUB)
Directeur de publication : le président d'EVAD