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La Bulle n°38 - janvier 2009

Dijon, première pour l’écologie et la vitesse apaisée : chiche !

L’édito

vendredi 2 janvier 2009

Dijon et son agglomération, comme de nombreuses autres villes de France est dans l’obligation de négocier, sans ralentir, un virage extrêmement serré...

Il s’agit en effet de passer d’une ville conçue pour l’automobile à une ville où chacun aura moins besoin de se déplacer et aura la liberté de choisir dans chaque cas le mode le plus approprié, dans son intérêt et dans celui de la collectivité.

L’agglomération semble vouloir s’en donner les moyens : développement de l’usage des modes doux et alternatifs (vélo en libre service, poursuite de la politique d’aménagements cyclables, expérimentation prochaine de l’autorisation pour les cyclistes du « tourne à droite » [1] aux feux, auto-partage, schéma directeur piéton...), révision du PLU dijonnais et bien sûr... le tram !

Si le PLU ne pourra faire sentir ses effets bénéfiques que dans une ou deux décennies, le tram quant à lui contribuera à changer la ville à l’horizon de quelques années seulement ! Cependant, pour préparer les profondes évolutions nécessaires,

doit-on tout attendre du tram et du PLU ? Et même, doit-on attendre le tram ?

L’urbanisme prôné par le futur PLU (« ville compact », « éco-quartiers »...), va certainement réduire la demande de déplacements mais pour quel bénéfice si ces îlots d’urbanismes exemplaires restent reliés par des rues à deux fois deux voies ! Le tram va réduire la pression de l’automobile sur l’agglomération notamment sur le centre et l’hypercentre de Dijon, mais pour quel bilan si la pression se reporte sur les quartiers périphériques ?

Dès maintenant, notamment dans les quartiers non directement « impactés » par le tracé du tram, il faut réaménager la voirie pour y apaiser la circulation et permettre ainsi aux modes de déplacements doux et à la vie locale d’y retrouver toute leur place.

Pour cela les nouvelles mesures introduites en juillet 2008 dans le code la route offrent des outils essentiels aux municipalités mais leur imposent aussi des obligations qui doivent être vues, non comme des contraintes mais comme des arguments pour justifier aux yeux des citoyens encore réticents les mesures nécessaires pour changer la ville.

Première ville écologique de France ?

Dijon affiche sa volonté de devenir la première ville écologique de France : on ne peut que s’en féliciter ! Cependant elle ne pourra prétendre à ce titre si elle ne devient pas aussi très rapidement une ville exemplaire pour sa circulation apaisée, exemplaire pour ses campagnes de prévention des méfaits de la vitesse en ville, exemplaire pour la multiplication de vraies zones 30 dans tous ses quartiers, exemplaire pour l’instauration de nombreuses zones de rencontre, exemplaire pour la disparition de ces trop nombreuses rues véritables « autoroutes urbaines » coupant des quartiers en deux.

N’attendons pas 2013, la ville doit, en matière de circulation, commencer sa révolution écologique dès 2009 !

EVAD


Notes

[1Comme déjà à Bordeaux et Strasbourg !

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